Le contrat de sous-marins canadien — 90 milliards de dollars, le plus important approvisionnement militaire de l'histoire du pays — fait les manchettes cette semaine. Ce qui retient notre attention au CVDM, ce n'est pas tant qui remportera le contrat, mais une question soulevée dans le processus : Ottawa a prolongé la période de soumission de huit semaines parce que les premières offres ne contenaient pas suffisamment de retombées économiques pour le Canada.
En d'autres mots : les soumissionnaires étrangers avaient du mal à identifier rapidement avec qui faire affaires au Canada.
C'est un enjeu qui nous parle directement.
Quand Hanwha et TKMS ont dû bonifier leurs offres en deux mois, ils ont signé une dizaine d'ententes avec des entreprises canadiennes dans des domaines comme la métallurgie, l'ingénierie, les systèmes électriques et l'intelligence artificielle. Des entreprises comme les Forges de Sorel, Marmen, Techsol, CAE. De belles collaborations — mais qui ont nécessité des mois de travail pour se concrétiser.
La question qu'on se pose : combien de PME manufacturières québécoises auraient pu faire partie de cette liste, si elles avaient été plus visibles et plus facilement identifiables ?
C'est exactement le problème que le CVDM cherche à résoudre. Notre outil de maillage intelligent permet de documenter les capacités réelles des manufacturiers canadiens — équipements, expertises, secteurs, capacités de production — et de les rendre accessibles à ceux qui cherchent des partenaires qualifiés. Que ce soit un grand donneur d'ordre étranger, un intégrateur de projet national, ou une PME qui cherche un sous-traitant complémentaire.
Nous n'en sommes qu'au début de ce déploiement. Mais la vision est claire : devenir le répertoire de référence du secteur manufacturier canadien, pour que les retombées économiques des grands projets restent ici, dans nos régions, dans nos entreprises.
Des projets comme celui des sous-marins rappellent pourquoi cet outil est nécessaire. Plus les manufacturiers canadiens sont visibles et bien documentés, plus les investisseurs — qu'ils viennent de Corée du Sud, d'Allemagne ou d'Ottawa — peuvent les trouver rapidement et concrètement.
C'est notre contribution à la souveraineté économique canadienne. Modeste pour l'instant. Ambitieuse dans sa vision.
Vous souhaitez en savoir plus sur la communauté CVDM ? Nous serions ravis d'en discuter avec vous!
Source: Radio-Canada / Christian Noël, May 8, 2026
Photo : La Presse canadienne / Andrew Vaughan
Le NCSM Windsor, l’un des sous-marins de patrouille à long rayon d’action de classe Victoria de la Marine royale canadienne (Photo d'archives)