Lundi dernier, le CVDM était présent au Salon de la technologie de fabrication de Montréal (STFM) au Palais des congrès de Montréal. L'occasion d'assister au panel « De la conception au déploiement : adoption de la fabrication additive dans l'industrie manufacturière », animé par John F. Cigana de NGen, avec Véronique Maheu de Polycontrols Technologies, Bob Hendrick de CAMufacturing, Nichelle Hubley de The Assembly et Leif Tiltins de AON3D.
Un panel qui tombait à point, puisque NGen venait tout juste de publier son rapport annuel sur son Programme de démonstration en fabrication additive, financé par le Conseil national de recherches du Canada.
Les chiffres parlent d'eux-mêmes : avec un budget modeste de 500 000 $, le programme a soutenu plus de 75 projets en un an, pour des retombées économiques estimées conservativement à plus de 10 millions de dollars annuellement dans la chaîne d'approvisionnement directe et indirecte.
Ce qui retient surtout l'attention, c'est la diversité des entreprises canadiennes impliquées et la concrétude des résultats. Des entreprises comme Solaxis à Bromont, spécialisée en impression industrielle grand format avec des thermoplastiques certifiés aéronautiques, ou CMQ au Québec, qui a testé un impulseur en acier inoxydable pour des conditions industrielles difficiles, illustrent que l'innovation manufacturière avancée se fait aussi ici, dans nos régions.
Mais le programme touche l'ensemble du Canada, de la Colombie-Britannique à Terre-Neuve. On y retrouve Precision ADM à Winnipeg, qui a traduit sa participation en plus d'un million de dollars en ventes domestiques et internationales sur sept ans, Polycontrols qui développe des solutions de réparation pour turbines et composants navals, ou encore LBM près de Montréal, qui a obtenu la certification Transport Canada pour une nouvelle génération de signalisation en braille destinée aux aéronefs.
Ce que ces histoires ont en commun, c'est une même dynamique : une mise de fonds bien ciblée, le bon partenaire technologique, et une entreprise qui franchit un cap qu'elle n'aurait pas franchi seule.
On n'est plus dans l'ère du prototype. La fabrication additive redéfinit comment les produits sont conçus, ingéniés et fabriqués. La prochaine génération de produits se construit différemment, avec des géométries impossibles à obtenir autrement et une ingénierie repensée à la source.
Ce renouveau technologique a aussi un impact direct sur la productivité et les coûts d'exploitation. La fabrication additive permet de produire à l'unité, sur demande, sans avoir à passer de grandes commandes ni à gérer des inventaires coûteux. Une pièce de rechange critique, un composant personnalisé, un prototype fonctionnel : tout peut être produit au moment exact où le besoin se manifeste. C'est un avantage opérationnel concret pour les PME qui cherchent à réduire leurs coûts de stockage et à gagner en agilité.
On assiste à un renouveau technologique fascinant. Et ce qui est encourageant, c'est que les PME canadiennes en font partie, pas seulement les grandes entreprises.
Photo : CVDM
Source : NGen / Conseil national de recherches du Canada, Rapport 2026 du Programme de démonstration en fabrication additive
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